07 février 2012
Côte d’Armor - Handicap moteur. L'APF se mobilise pour les enfants
Bénévoles, adhérents et salariés de l'Association des Paralysés de France
se mobilisent pour l'accueil et la scolarisation des enfants en situation de handicap moteur.
«Des enfants et/ou des élèves pas comme les autres ?». C'est la question choc posée par l'APF 22. Son but: faire avancer la question de l'accueil et de la scolarisation des enfants en situation de handicap moteur.
L'antenne costarmoricaine de l'Association des Paralysés de France entre en campagne pour mettre en lumière les difficultés d'accueil et de scolarisation des enfants en situation de handicap moteur. «On est parti de plaintes de familles qui ne savent plus quoi faire car il n'y a pas de solution d'accueil pour les enfants», exposent Virginie Merdrignac et Jacques Dessenne, bénévole et directeur de l'association. «De 0 à 6 ans, les droits des enfants ne sont que peu reconnus, ajoute Valérie Meurou, adhérente de l'APF. Avant 6 ans, dans le meilleur des cas, c'est la solidarité familiale qui joue. Quand elle est possible...».
«Pas des enfants différents»
En matière de scolarisation, le chantier est tout aussi vaste. Si l'éducation est un droit et une obligation, y accéder ne va pas de soi. Loin s'en faut. Selon les relevés de l'APF, 15 enfants sont actuellement sur liste d'attente au centre héliomarin de Plérin et une cinquantaine d'autres sont demandeurs de place en Service d'éducation spéciale et de soins à domicile (Sessad). À cela s'ajoutent «un déficit criant d'auxiliaires de vie scolaire» et l'absence totale de classes pour l'inclusion scolaire (Clis4), structure intermédiaire entre l'école ordinaire et l'établissement spécialisé. Conséquence: des dizaines de petits Costarmoricains sont «peu ou pas scolarisés, en tout cas insuffisamment». «On ne peut pas faire d'enfants singuliers des enfants différents, s'insurge Valérie Meurou. On n'a pas le droit, aujourd'hui, de laisser des enfants au bord de la route».
Appel aux familles
Reste que pour bien se battre et faire évoluer ces situations, l'APF a besoin d'un état des lieux précis des besoins. Mais ce recensement est difficile «car la souffrance est tellement grande qu'il nous faut aller chercher ces personnes». L'APF incite donc les familles à se manifester, notamment à l'occasion d'une rencontre organisée lundi prochain, de 14h30 à 17h, à l'auberge de jeunesse de Saint-Brieuc. Et pour celles qui n'oseraient pas franchir ce pas, un questionnaire a été mis en ligne sur le blog: http://apf22.blogs.apf.asso.fr
Contact APF 22, 8, rue de la Corderie, à Saint-Brieuc. Tél.02.96.33.00.75. E-mail: dd.22@apf.asso.fr
Le Télégramme 31 janvier 2012
12:49 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0)




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