31 mars 2012
MDPH - A la recherche de bénévoles
12:48 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0)
Dinard - Accessibilité. Un chantier colossal

«Chaque handicap présente ses particularités», explique M. Myriel, polyhandicapé, qui fait partie de la commission communale d'accessibilité. Mercredi, en compagnie de Jean-Claude Mahé, il a pu tester la passerelle de la cale de la Vallée.
L'accès à tout, pour tous, en2015. Tel est l'obligation formulée par la loi Handicap. Une nécessité, certes, mais également une immense gageure. À Dinard, les travaux avancent.
La loi Handicap repose sur un principe simple: l'accès à tout, pour tous. Lors des voeux à la population, en début d'année, Sylvie Mallet, maire, avait d'ailleurs rappelé sa «détermination à prendre en compte les problèmes d'accessibilité dans tous les projets politiques d'aménagement ou de construction publique.» Promulgué en février2005, le texte législatif donne néanmoins du fil à retordre aux municipalités. «L'échéance de 2015 pour que tous les lieux publics soient accessibles aux personnes présentant un handicap approche», explique Jean-Claude Mahé, adjoint en charge de l'accessibilité. Et le chantier est colossal. Et surtout coûteux. «Il y a tellement à revoir et à faire», ajoute l'élu. Mais, en plus de la loi, ces avancées sont aussi rendues indispensables par la seule évolution de la démographie. Ainsi, et selon l'Association des Paralysés de France, «en 2030, les personnes âgées et handicapées représenteront près de la moitié de la population française».
Des travaux déjà bien avancés
Toutes les villes de plus de 5.000 habitants se doivent d'avoir mis en place une commission communale d'accessibilité. Celle de Dinard se réunit trois fois par an et a déjà finalisé de nombreux projets. Après les portes automatiques installées aux halles, il y a un an, l'élévateur pour accéder à l'office de tourisme, la mise en place d'un ascenseur et d'espaces d'attentes sécurisés pour les personnes à mobilité réduite au palais des arts, d'autres aménagements viennent ainsi de s'achever. «De nombreux abaissements de bordures ont été réalisés en différents endroits de la voirie, tels ceux de l'avenue Édouard-VII», précise Jean-Claude Mahé.
Pas de budget spécifique
Du côté de l'aménagement du Bec de La Vallée, la place Jules-Boutin a été récemment transformée. «Aujourd'hui, quelle que soit la nature des travaux engagés par la ville, l'accessibilité est intégrée. Il n'y a pas de budget spécifique, c'est un tout», a souligné l'adjoint. Telle la passerelle en bois qui permet désormais la continuité du déplacement autour de la place Jules-Boutin. Les trottoirs sont, quant à eux, plus larges (1,40m), le stationnement a été revu et deux places pour personnes à mobilité réduite ont été réalisées, l'une sur la place et l'autre Cours des Alliés après le pont d'Émeraude.
Le Télégramme 3 mars 2012
12:46 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0)



